Saturday, 15 May 2010

Retour à la case départ

Après avoir traîné, en début de soirée, cinq minutes sur Twitter, j'ai coupé SeaMonkey, le navigateur. Je dois pourtant des remerciements à quelques sympathiques followers pour des #FF, des RT, ainsi que pour des indications de sites susceptibles de m'intéresser, ce qui est le cas. Mais, l'attraction que représentait Twitter se fait de moins en moins intense. Je rédige sur Horizon, en un seul billet, l'équivalent de ce que je peux inscrire, en une journée, sur le site de micro-blogging.
Je n'éprouve pas de grande nécessité à noircir de caractères typographiques de longues pages html. La quantité de texte que je publie actuellement me satisfait amplement. La fuite des idées doublée d'une logorrhée sont des troubles psychiques dont je ne suis plus atteint. Écrire pour Horizon m'incite donc à délaisser Twitter. Ce qui n'est pas plus mal, puisque je prends plaisir à échafauder ainsi une construction sémantique un peu plus élaborée, un peu plus sophistiquée. Alors que je me contentais généralement d'un empilement rapide de copier/coller, matériau primaire du micro-blogging.
Retour à la case départ, c'est à dire retour au blog.

Tuesday, 11 May 2010

Zombi Land

Un des problèmes qui minent en profondeur ce pays, c'est que l'immense majorité n'est pas en mesure de tenir la moindre promesse, tout en ne reculant jamais au moment d'engager une parole. On vit dans un pays où la mentalité du petit bureaucrate prédomine, ce qui fait que seule la paperasse signée, tamponnée, certifiée est valorisée, et que toute garantie, qui n'est pas formalisée par écrit, est d'emblée considérée comme nulle et non avenue. Il y a bien longtemps que ce pays a perdu le sens de l'honneur - à supposer qu'il l'ait jamais eu -, un terme qui ne prête plus qu'à sourire. Tous se prétendent libres, mais préfèrent agir seulement contraints par la minable petite loi étatique qui les force à se plier aux exigences de la police, de la justice, d'une pléthore d'institutions officielles plutôt que de s'en remettre à eux-mêmes et d'arbitrer en fonction de leurs propres valeurs, celles que seule l'expérience peut enseigner... à condition de bien vouloir courir les risques inhérents à la vie. Mais, rien ne fait plus peur, à cette majorité de pleutres dotés d'une gueule immense, que le risque, la liberté et donc la vie. Pays de zombis hallucinés !

Monday, 3 May 2010

Un monstre chronophage nommé Twitter

Je n'ai pas ouvert Twitter ce matin, ce qui est assez exceptionnel. Non pas que je me sois interdit de le faire, mais simplement parce que je n'y ai pas pensé. Depuis que je me suis remis à publier sur Horizon, c'est plutôt la rédaction d'un nouveau billet qui occupe partiellement mon esprit. Twitter a pas mal d'avantages, ne serait-ce que la possibilité de parcourir très rapidement une multitude d'informations concernant la marche du monde, publiées par les médias pré-sélectionnés sur une liste. Twitter permet aussi d'échanger brièvement, en temps réel, des points de vue sur ces informatisons avec d'autres utilisateurs de ce service, dont un grand nombre de journalistes. Ce qui fait qu'on se laisse facilement prendre à ce genre de jeu avec comme conséquence : passer, chaque jour, énormément de temps à lire et commenter l'actualité politique et culturelle - principal intérêt de Twitter à mon avis. Mais, j'ai de nouveau envie d'écrire des textes qui dépassent les 140 signes. Et comme le climat atmosphérique s'y prête - une semaine sous la pluie selon Weather Underground -, j'envisage d'alimenter mes blogs, tout au long de cette période pluvieuse. Ce qui aura pour avantage de laisser Twitter un peu de côté, car l'utilisation de cette plate-forme de micro-blogging est bien trop chronophage.