Sunday, 22 August 2010

Communication répulsive

Il y a trois jours, je rédigeais pour ce blog une page de présentation. En la relisant, ce matin, je me rends compte qu'elle n'est pas très satisfaisante. Elle me semble d'une extrême banalité et, surtout, elle manque d'honnêteté. Alors, j'ai décidé d'en composer une autre pour la remplacer. Cette nouvelle page d'accueil devra être le reflet aux contours plus précis de la personnalité de l'auteur. Elle décrira son état d'esprit lorsqu'il se livre à la rédaction de ses billets, une activité devenue des plus banales, au même titre que l'escalade du Mont Blanc, le tour du monde à la voile, le jogging sur les avenues polluées des grandes citées ou le caillassage des autobus en banlieues.

Voici donc le message que je ferai bientôt lire au lecteur curieux qui aimerait rapidement savoir à quel genre d'oiseau il a affaire :
Toi visiteur de malheur, perdu dans l'insondable univers virtuel, vois à qui tu as affaire ici. Entre dans mon temple. Approche de plus près ce billet. Courbe l'échine face à ces quelques lignes. Elles sont rédigées d'une main céleste. Lis les ! Déchiffre ces signes avec la plus grande attention. Puis, dépose le tribut que dorénavant tu me dois. Tu le feras sous forme de commentaire. Applique toi ! N'oublie ni les points, ni les virgules. Maintenant, vas en paix et raconte partout où tu passeras ce que tu as vu ici, sur ce blog. Dis à quel point tant de beautés, en ce temple découvertes, t'ont subjuguées. Allez, vas, vas... vas répandre la nouvelle. Vas apprendre à tes misérables congénères que, désormais, la bloggosphere n'est plus le désert que vous imaginiez. Indique ce puits de sagesse à tes frères, afin qu'ils puissent étancher leur soif de connaissance, leur faim de merveilles artistiques. Allez, dépêches-toi ! Pense enfin, lorsque que tu seras de retour sur ton lamentable blog, à fabriquer un lien solide indiquant la direction de mon temple. Tu l'afficheras bien en vue, dans ta blogroll. Tu sauras ainsi retrouver le chemin qui t'as conduit vers la lumière et, désormais, guider tes frères qui pourront enfin mourir moins bêtes.
C'est comme ça que parla Scheiro.

7 comments:

  1. Bigre ! On dirait du Raphaël Zacharie de IZARRA
    Va y faire un tour si tu as quelques instants, ça vaut le coup, le personnage est ... Non je te laisse le soin de le découvrir ;-)

    Pour avant goût voici un p'tit extrait :

    "Si j'ai quelques sincères laudateurs, j'ai également des détracteurs, ce qui n'est certes pas pour me déplaire. Les duels sont stimulants, divertissants, salutaires. Mais surtout, les coups reçus font chanter mon armure.

    A mes détracteurs,

    Vous évoquez avec une canaille éloquence le nom de celui qui n'a pas eu l'heur de vous plaire... Si la dignité de mon front vous offense, si la hauteur de mes vues vous dérange, si la majesté de ma tête vous indispose, bref si ma personne entière vous est chose peu aimable, je ne manquerai pas de croiser avec vous la plume pour mieux rehausser mes couleurs et faire briller et mon nom et ma particule. Mes plus chers lauriers.

    Je mésestime ces manières infâmes que vous avez de me considérer, propres à la plèbe. Je ne suis point de ce monde. Dans le coeur, dans l'esprit, je suis plein de noblesse. Imbu de ma personne pensez-vous ? Certes, je suis fier. Est-ce donc péché que de s'aimer à ce point ?

    J'incarne noblesse, poésie, rêve. Mais encore aristocratie oisive et pédante. Je prétends faire partie d'une élite : l'espèce française. Je suis froid, hautain, arrogant. J'ignore modestie, docilité, bassesse. Plein d'idéal, je donne des leçons à mes semblables moins fortunés, moins titrés, moins valeureux que moi.

    Je ne vous interdis nullement de vous ébaudir en ignoble société, ni de ripailler comme des romains ou bien d'accoucher de la pensée la plus basse qui soit. Cela est votre intime liberté. C'est la mienne également que de me mieux plaire loin de votre univers malséant. Les dentelles et la soie siéent mieux à ma vie que vos petites vérités temporelles et prosaïques.

    Il est vrai que je n'ai guère d'indulgence pour la gent déchue qu'est la populace. Je méprise avec beaucoup de conviction tout ce qui ne vole pas haut : les sensibilités populaires, la religion du matérialisme, le culte du plaisir immédiat, toutes ces quêtes temporelles, alimentaires, horizontales (tels que confort matériel, sécurité de l'emploi, assurances en tous genres). Ces affaires.....

    http://izarralune.blogspot.com/
    http://izarrasideral.blogspot.com/

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  2. J'ai lu qqs posts sur le site de RZ et j'espère que tu ne me vois pas tombé si bas dans le délire paranoïaque, chère Citrouille. Je remarque qu'il n'a rien publié depuis le 01/01/10. J'en ai conclu que le chef du service psychiatrique, dans lequel RZ est interné, lui a fait interdire l'accès au PC du secrétariat de l’hôpital.

    Moi, je me contentais de pasticher Nietzsche : "Et je me ris de tous les maîtres
    Qui ne se moquent pas d’eux-mêmes."
    Ce qui ne me semble pas être le cas du prince d'Izarra de la Lune qui semble se prendre au sérieux. D'ailleurs, ce type de blog n'est pas unique, j'en connais qqs uns dont les auteurs imaginent que, parce qu'ils maîtrisent relativement bien la syntaxe, ils sont en droit de pisser sur la tête de ceux qui s'aventurent sur leur blog.
    Le problème c'est que ces bloggers ne se renouvellent pas : ils s'enferment dans un style de discours qui ne varie pas d'un iota quelque soit le sujet dont ils traitent. Le cas de RZ est assez emblématique : 744 posts en mai 2007, le premier mois qui suit l'ouverture de son blog. Tous les posts, que j'ai pu lire au hasard, se ressemblent. Quelque soit le thème, RZ n'a qu'un seul et unique but : se donner l'illusion que son point de vue - "vues olympiennes" [sic] - est celui d'un géant perché sur le toit du monde. C'est tristement pathologique. Sa morgue, est sa seule carapace ; il n'a pas d'autre moyen de se défendre lorsqu'un de certains de ses lecteurs le pousse à s'expliquer. Et pour cause ! Par contre, il a beaucoup de facilité à raconter avec pas mal de sensibilité ce qu'il perçoit dans son environnement, les scènes de la vie quotidienne. Dommage qu'il ait choisi de se borner à écrire dans un style si ringard et prétentieux ; il aurait pu faire beaucoup mieux.

    Pourtant, "Tous les buts sont détruits: les évaluations se tournent les unes contre les autres; on appelle bon celui qui suit son coeur, mais aussi celui qui n'obéit qu'à son devoir; on appelle bon l'homme doux, conciliant, mais aussi l'homme brave inflexible, sévère; on appelle bon celui qui n'exerce aucune contrainte sur lui-même, mais aussi le héros de la domination de soi; on appelle bon l'ami absolu de la vérité, mais aussi l'homme rempli de piété qui transfigure les choses; on appelle bon celui qui s'obéit à lui-même, mais aussi l'homme pieux; on appelle bon l'homme distingué et noble, mais aussi celui qui ne méprise ni ne regarde de haut; on appelle bon l'homme charitable qui évite la lutte, mais aussi celui qui est avide de combats de victoires; on appelle bon celui qui veut toujours être le premier, mais aussi celui qui ne veut être avantagé au détriment de personne." F.N.

    En tout cas, merci pour ce lien, la Citrouille, je sais d'autant mieux ce qu'il me faut éviter d'écrire...

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  3. Moi, je me demande humblement, si internet n'avais pas existé, ce que tu aurais fait de tout le temps que tu a passé sur cet univers de mega octets?!

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  4. C'est ton "si" qui pose problème, Adjaya. C'est le genre de questions que je ne me pose jamais, sachant que je n'en aurai jamais la réponse. Encore que, dans ce cas précis, je peux émettre une supposition : sans internet j'aurais probablement passé plus de temps à lire, écrire et dessiner sur papier, à jouer aux échecs contre un humain plutôt que contre une machine... Et toi, à quoi aurais-tu passé ton temps, mis à part la taille des silex? A bientôt!

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  5. Oui, en somme, sans internet t'aurais fait la même chose, avec d'autres moyens...
    Une parenthèse pour les échecs que j'ai pratiqué assidument à une époque ( club, tournoi, entrainement, étude des bouquins d'ouvertures et de finales, du sérieux quoi! ) Je me rappelles les premières machines à jouer aux échecs, une vrai révolution technique à l'époque ( ca valait une fortune d'ailleurs ces joujoux ) et internet n'existait pas encore à ce que je sache.
    Quelqu'un ( raf de mémoire ) m'avais fait cette réflexion sur ce que j'aurais fait sans APN, et je lui avait répondu que j'aurais utilisé une bête feuille de papier et un crayon. Mais faut être honnête, je ne dessine plus guère, peut- être en parti à cause du temps que je passe sur la toile.
    Bref, internet, un outil, pas une fin en soit, bien qu'il est vrai que ca peux devenir vite fait addictif; C'est comme tout, faut faire attention si on veux pas devenir un drogué.

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